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Histoire de soupe


Kassandra, Liaisonneuve 17 (2009-2010)

Ne vous y  méprenez pas, on mangeait assez bien, en général,  dans notre famille, malgré la récurrence incessante du fameux gallo pinto (pour ceux qui ne savent pas, c’est un plat « national » composé de riz et de frijoles, c’est-à-dire des haricots). Il y avait des jours, par contre, où ce qui se retrouvait dans notre assiette était, disons, décourageant et pas aussi bon que ce que l’on osait espérer. Malgré toute la préparation et volonté mentale que l’on puisse y mettre, finir son assiette - et même parfois manger plus que 3 bouchées - peut se révéler toute une épreuve.

Pourquoi est-ce que je vous raconte une histoire de soupe? Et bien parce que, croyez-le ou non, cette situation avec la soupe m’a carrément achevée (temporairement). Au Nicaragua, ce sont les petites choses qui, en général, m’ont particulièrement déstabilisée.

Bon, je vous mets en contexte. Lundi le 14 juin 2010, pour le souper, Audrey et moi avons eu comme repas une purée de frijoles! Cent pour cent frijoles, zéro pour cent riz pour les diluer! C’est un désastre pour le système digestif, car on a des problèmes même lorsque les frijoles ne servent que d’accompagnement. Et pour faire descendre tout ça? Environ trois biscuits soda  et un café trop chaud pour la température qu’il faisait! Le lendemain midi, Audrey et moi rentrons chez notre famille pour le dîner. Il faisait vraiment chaud cette journée-là, l’air paraissait plus épais à cause de l’humidité.  En plus, il y avait une panne d’électricité, donc aucun éclairage, aucune ventilation. C’est à ce moment qu’elle a fait apparition dans ma vie : la soupe au poisson.  Au fond de l’énorme bol rempli jusqu’au bord d’un bouillon couvert de gouttes d’huile et/ou de gras, il y avait un bout de poisson. Ça n’allait vraiment pas m’aider avec mes déjà  fréquents rendez-vous avec la latrine! Le concept indiqué était de boire tout ce liquide huileux avant de pouvoir manger le poisson afin d’éviter les arrêtes. Je sens la vapeur chaude dans ma figure, mais je prends mon courage à deux mains et je bois une gorgée. Elle est brûlante! Maintenant, il fait VRAIMENT chaud!  Je crois que c’est la première fois que j’ai autant sué de ma vie. En plus, il y avait cette épice qui me piquait la gorge! Je m’étouffe en toussant. Vite quelque chose à boire! Je prends la tasse et « Aaarrghhhh! », une autre vague de chaleur m’envahit. Encore du café hyper chaud!!! (Tellement sucré que c’en était du sucre au café, et moi qui le boit noir d’habitude). J’ai espéré très fort, mais malheureusement l’énorme bol n’est pas disparu par magie. Le pire dans l’histoire est que non seulement je n’ai pas réussi à me rendre au fond du bol, mais la seule bouchée de poisson que j’ai réussi à pêcher était bourrée d’arrêtes! On me l’avait pourtant dit.


Cet article a été rédigé par Kassandra dans le cadre d'un projet de retombées du groupe Liaisonneuve 17 (2009-2010).


Ay Nicaragua, Nicaraguita

Situé au centre des Amériques, ce petit pays où l’on communique en espagnol regorge d’histoires et de paysages spectaculaires à découvrir. D’un océan à l’autre, se trouve un peuple pourtant bien différent selon la provenance de ses ancêtres. D’une frontière à l’autre s'étendent des paysages allants du sec montagneux à l’humide et plat.  Bref, au Nicaragua, on ne s’ennuie pas. Voilà pourquoi nous vous proposons de découvrir ce merveilleux pays d’un point de vue géographique et démographique, historique, et enfin, politique et économique.

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